Courte série sur la communication interculturelle franco-chinoise (1) – Comment concilier les démarches professionnelles différentes ?

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Dans un projet franco-chinois, je fais souvent ce constat :

Du côté français, on fait intervenir méthodiquement un professionnel pointu à chaque étape (étude de marché, business plan…), tout le monde s’accorde sur le fait que c’est une affaire de spécialiste, et la démarche doit être structurée…;

Du côté chinois, on suit plutôt un flair ou une vision et sent qu’il y a quelques choses intéressantes à faire, pour le reste, ce proverbe chinois décrit très bien la situation : 摸石子过河 (on traverse la rivière en tâtant des pierres), oui, le pragmatisme typiquement chinois.

Alors, comment pouvons-nous travailler ensemble, les français et les chinois ?

Quelques petits conseils non exhaustifs :

–       Rester vous-même mais être compréhensif et humble envers l’autre : les Chinois viennent jusqu’à vous, c’est parce qu’ils sont conscients des valeurs ajoutées de vos produits/services et veulent justement apprendre avec vous la façon d’y parvenir. Les Allemands ont bien compris cela, leur rigidité notoire ne les a pas empêché d’être le meilleur partenaire chinois en Europe (pendant ces 30 dernières années, leurs offres correspondent mieux aux besoins chinois, cela est un autre sujet) ;

–       Ne pas chercher à convaincre l’autre mais plutôt trouver un terrain d’entente (compromis) acceptable par tous : par exemple, vous pouvez mettre en place, pour votre équipe, la pratique de l’« itération rapide » laquelle correspond plus au moins à la notion chinoise de « tâter des pierres » ;

–       Vérifier régulièrement la compréhension commune de deux côtés sur le même processus, la même définition, le même mot… Dans un contexte interculturel, l’interprétation simple d’un message, basée sur les sens premiers des mots, peut être dangereuse, il faut veiller à crever l’abcès dès que c’est possible.

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